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La formation d'une escarre suppose
une pression prolongée en un même endroit.
Ceci résulte d'une très faible mobilité.
Ainsi, le simple fait de se soulever et s'asseoir à
nouveau pour un patient paraplégique ("push-up")
amène un changement des points de pression, même
si, vue de l'extérieur, sa position semble la
même.
De la même façon, tout repositionnement
d'un patient allongé change souvent les points
de pression élevée. C'est d'ailleurs ce
que nous faisons inconsciemment quand nous dormons. |
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Il est toujours
difficile de dire s'il y a des "solutions",
par contre, il y a des actions à entreprendre
afin de diminuer le risque d'escarre.
Dans le cas d'un patient totalement immobilisé,
il est indispensable de garantir une suppression de
l'appui en installant ce patient sur un support dynamique
performant.
Néanmoins, il y a d'autres paramètres
à prendre en compte en dehors de l'immobilisation.
Par exemple, on ne peut pas guérir un patient
porteur d'escarres dénutri.
Ainsi, au-delà de l'immobilisation, il convient
d'évaluer le patient dans sa globalité
: nutrition, affections pulmonaires, troubles circulatoires
veineux ou artériels, incontinence, ... et prendre
les mesures adaptées.
Enfin, une surveillance particulière devra bien
entendu être appliquée à ce patient. |