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Une aide au soulagement local |
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Les accessoires visent à
soulager la pression localement

soit dans une approche de prévention : évitement
de surpressions identifiées telle que la pression
talonnière,

soit dans une approche curative : empêchement
de pression sur la plaie.
Ils peuvent consister en :

des plots de mousse évidés en leur centre,

des coussins à mettre sous les mollets pour décharger
le talon du poids de la jambe,

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Un exemple d'accessoire |
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Questions
- Réponses |
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Peut-on
encore utiliser des bottes de décharge en mousse recouverte
de jersey coton en service de soin en général et en
réanimation en particulier ?
Auteur : cadre hygiéniste |
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Les mousses
sont des produits à risque en ce qui concerne les infections
nosocomiales, les jerseys n'offrent pas une texture
idéale pour la prévention des escarres. L'utilisation
de matériel que l'on peut jeter peut être une solution,
à la place des bottes de mousse. On peut aussi utiliser
du coton en 5cm d'épaisseur au moins, maintenu par une
bande Velpeau, en alternance avec un autre moyen de
décharge toutes les 3 heures pour un patient à risque,
et toutes les 6 heures pour un patient à risque faible,
car en réanimation les escarres se constituent très
vite aux points de fixation des pansements. |
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J'ai
entendu dire que l'on pouvait mettre une peau de mouton
sous les talons pour éviter la formation d'une escarre.
Que pensez-vous de cette pratique ?
Auteur : infirmière |
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Il n'existe
pas à notre connaissance de validation scientifique
de cette démarche. Notre expérience et
les mesures qui ont pu être réalisées
sur ces dispositifs ne permettent pas de déterminer
un quelconque intérêt de cette pratique.
Il semble préférable de soulager la pression
talonnière par un coussin sous le mollet, de
pratiquer des soulèvements ou repositionnements
réguliers du talon (toutes les 3 heures si le
patient est à risque), et de pratiquer des effleurements
périodiques. |
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Que pensez-vous
de l'utilisation de poches d'eau pour prévenir
ou soulager la douleur dans le cas d'escarres au niveau
du talon ?
J'ai quelques fois utilisé ce système
et les patients ont répondu que cela soulageait
leurs douleurs. |
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Convenablement
gonflées, les poches à eau peuvent soulager
la pression sur les talons. Mais attention : trop gonflées,
elles l'augmentent ; pas assez cela ne sert à
rien.
Il faut également savoir que l'action des matelas
à eau très efficace pour la prévention
des escarres, l'est beaucoup moins pour les talons.
Vous pouvez utiliser des coussins souples (oreillers,
traversins...) pour surélever les jambes des
personnes soignées, en alternance 3 heures surélevées,
3 heures à plat. Surtout pas de draps roulés
ou des boudins trop rigides sous les mollets et/ou les
tendons d'Achille, cela augmente la pression et provoque
l'effet inverse de celui que l'on désire obtenir.
Vous pouvez aussi utiliser des pansements de décharge,
5 cm au moins d'épaisseur de coton entourant
le talon et les malléoles, maintenu par une bande
Velpeau pas trop serrée pour éviter une
pression sur le cou de pied ou sous la plante des pieds.
C'est un pansement à renouveler toutes les 12
heures pour permettre l'observation de la peau, que
vous pouvez utiliser la nuit seulement si la personne
se lève dans la journée. Le matériel
peut se réutiliser plusieurs jours pour la même
personne tant que le coton est en bon état et
que la bande n'est pas souillée. |
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Une patiente
hospitalisée, alitée, présentant
une escarre talonnière remontant jusqu'au tendon
d'Achille et petit à petit vers le mollet...
Essai de la medaboot d'ABC non concluant (talon d'Achille
en contact avec le support), essai de mise en décharge
avec mousse molle non concluant non plus. Que faire
d'autre ? |
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Il est en
effet urgent d'intervenir... il faut absolument mettre
cette patiente en décharge totale au niveau de
cette escarre, à l'aide d'un support dynamique
associé à des changements de position
(certains positionnements soulagent entièrement
les talons).
Ne pas oublier le traitement local qui, bien adapté
après évaluation de la plaie et de la
patiente, devrait pouvoir limiter l'extension de l'escarre.
Les facteurs liés à la pathologie initiale,
l'état de santé actuel (dénutrition,
état neurologique etc...) devront aussi être
pris en compte. |
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