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| Infirmières : réglementation |
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La profession d'infirmier(ère)
est réglementée par le décret n°2004-802
du 29 juillet 2004 qui a abrogé le décret
de compétence du 11 février 2002. Ce nouveau
décret réuni à la fois le décret
du 16 février 1993 relatif aux règles
professionnelles et le décret du 11 février
2002 relatif aux actes professionnels.
Désormais, le rôle de l'infirmier ne se
limite plus seulement aux seuls gestes techniques, mais
doit aussi tenir compte de la dimension psychologique
et des souffrances.
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Article R. 4311-1 : "L'exercice
de la profession d'infirmier comporte l'analyse, l'organisation,
la réalisation de soins infirmiers et leur évaluation,
la contribution au recueil de données cliniques
et épidémiologiques et la participation
à des actions de prévention, de dépistage,
de formation et d'éducation à la santé..." |
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Article R. 4311-5 : "Dans
le cadre de son rôle propre, l'infirmier accomplit
les actes ou dispense les soins suivants visant à
identifier les risques et à assurer le confort
et la sécurité de la personne et de son
environnement et comprenant son information et celle
de son entourage :
[...]

Surveillance de l'hygiène et de l'équilibre
alimentaire, [...]

Installation du patient dans une position en rapport
avec sa pathologie ou son handicap, [...]

Recueil des observations de toute nature susceptibles
de concourir à la connaissance de l'état
de santé de la personne et appréciation
des principaux paramètres servant à sa
surveillance : [...] évaluation de la douleur
[...]

Prévention et soins d'escarres, [...]

Soins et surveillance d'ulcères cutanés
chroniques." |
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Article R. 4311-6 : " Dans le domaine de la santé
mentale, outre les actes et soins mentionnés à
l’article R 4311-5, l’infirmier ou l'infirmière
accomplit les actes et soins suivants :
1. Entretien d'accueil du patient et de son entourage
;
2. Activités à visée sociothérapeutique
individuelle ou de groupe ;
3. Surveillance des personnes en chambre d'isolement ;
4. Surveillance et évaluation des engagements thérapeutiques
qui associent le médecin, l'infirmier ou l'infirmière
et le patient." |
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Article R. 4311-7 : "L'infirmier
ou l'infirmière est habilité à
pratiquer les actes suivants soit en application d'une
prescription médicale qui, sauf urgence, est
écrite, qualitative et quantitative, datée
et signée, soit en application d'un protocole
écrit, qualitatif et quantitatif, préalablement
établi, daté et signé par un médecin..."
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Questions
- Réponses |
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Peut-on
parler systématiquement de faute professionnelle
infirmière lorsqu'une personne constitue des
escarres lors de son hospitalisation ?
Auteur : infirmière |
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L'article
5 du décret du 11 février 2002 relatif
aux actes professionnels et à l'exercice de la
profession d'infirmier précise que l'infirmier
accomplit des actes ou dispense les soins visant à
identifier les risques et à assurer le confort
et la sécurité de la personne et de son
environnement, parmi ces risques il y a prévention
et soins d'escarres.
La responsabilité est clairement exprimée.
L'infirmier doit être capable d'identifier les
risques d'escarre que présente la personne soignée,
il peut être tenu responsable, conjointement avec
d'autres professionnels, puisque l'escarre est multifactorielle,
de la survenue d'une escarre.
La notion de faute professionnelle apparaît
si l'infirmier n'a pas mis en place et réalisé
toutes les actions de soins préventifs et/ou
curatifs adaptées aux risques que présente
la personne soignée.
En ce qui concerne les soins curatifs, les termes du
décret responsabilisent l'infirmier alors qu'il
n'est pas habilité à prescrire, par conséquent,
il est important de disposer d'une procédure
de prévention et de soins d'escarre dans une
institution (hospitalisation ou soins à domicile),
de noter scrupuleusement les soins réalisés
au regard des actions de soins programmées dans
le dossier de soins, d'informer et d'éduquer
la personne soignée et son entourage. |
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Quelle
est la responsabilité infirmière dans
la survenue de plaies chez la personne âgée
dénutrie ? Dans son rôle propre comment
peut-elle y remédier ? Qu'est-ce qui n'est souvent
pas fait en institution pour pallier cela ?
Auteur : étudiante infirmière |
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Comme nous
l'avons déjà expliqué, d'après
l'article 5 du décret du 11 février 2002,
l'infirmière est responsable de la prévention
et des soins d'escarres, dans ce décret il est
également dit en préambule de l'article
5 : dans le cadre de son rôle propre, l'infirmier
accomplit des actes ou dispense les soins suivants visant
à identifier les risques et à assurer
le confort et la sécurité de la personne
et de son environnement...
En conséquence l'infirmière doit être
capable d'identifier les risques d'escarre que présente
la personne soignée, donc elle peut être
tenue responsable, conjointement avec d'autres professionnels
(puisque l'escarre est multifactorielle) de la survenue
d'une escarre.
Il apparaît indispensable la mise en place d'un
protocole de soins préventifs et curatifs de
l'escarre adapté à l'environnement, aux
types d'établissements et de patients.
Il est indispensable d'en assurer un suivi, accompagnement
des équipes, évaluation des pratiques,
création d'un groupe ou d'un comité escarre
pluridisciplinaire et reconnu institutionnellement.
Dans la Conférence de Consensus de novembre 2001
vous avez beaucoup d'éléments de réponse
pour la stratégie à mettre en place dans
les établissements pour la prévention
des escarres. |
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Etant
donné que la prévention s'organise en
binôme (infirmière/aide-soignante) j'aimerais
connaître précisément les responsabilités
de chacun ?
Si la famille d'un patient venait à déposer
une plainte, qui serait poursuivi ?
J'aimerais également connaître votre avis
sur l'importance de la collaboration entre les infirmières
et les aides-soignantes pour optimiser la prévention. |
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Seuls les
soins relevant du rôle propre sont délégables
à l'aide-soignante, les soins d'escarres n'échappent
pas à la règle (la délégation
induit le contrôle).
En revanche, ce qui est moins clair, c'est la formulation
du décret du 11 février 2002. Dans l'article
5, on nous dit que l'infirmière est responsable
de la prévention et des soins d'escarres, mais
l'infirmière n'a pas le droit de prescrire...
Si une plainte est déposée par une personne
soignée ou par sa famille, on sait où
commence la responsabilité de l'infirmière
(la prévention, la surveillance etc..) mais comment
peut-elle être responsable d'une prescription
qui est du ressort médical ?
L'infirmière qui travaille sur prescription médicale
est tenue individuellement responsable de ses actes,
il en est de même pour l'aide-soignante au regard
des soins relevant du rôle propre de l'infirmière.
Retenez l'importance d'existence de protocoles de soins
institutionnalisés, ainsi que la tenue minutieuse
du dossier de soins, pour un juriste ce qui n'est pas
noté n'est pas fait !
En ce qui concerne la collaboration infirmière/aide-soignante
dans les soins préventifs de l'escarre, elle
est primordiale. L'escarre est une lésion plurifactorielle
dont la prise en charge relève de différents
professionnels. Afin qu'elle ne survienne pas lors de
la toilette, des changes etc... l'aide-soignante va
observer les points d'appui et signaler toute anomalie,
elle a un rôle dans l'alimentation, dans le positionnement
etc. Il est important que les professionnels parlent
le même langage afin que se développe le
programme de prévention d'escarre dans les institutions. |
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Dans
le nouveau Décret no 2002-194 du 11 février
2002 relatif aux actes professionnels et à l'exercice
de la profession d'infirmier il est précisé
à l'article 5:
Art. 5. - Dans le cadre de son rôle propre, l'infirmier
accomplit les actes ou dispense les soins suivants visant
à identifier les risques et à assurer
le confort et la sécurité de la personne
et de son environnement et comprenant son information
et celle de son entourage :
- Soins et procédés visant à assurer
l'hygiène de la personne et de son environnement,
- Surveillance de l'hygiène et de l'équilibre
alimentaire,
- Prévention et soins d'escarres.
Que doit-on entendre derrière ce terme de soins
d'escarre ?
Où situe-t-on la limite entre le soin et le traitement
?
La réponse est-elle dans la collaboration inter-disciplinaire
de la prise en charge ? Si oui, comment la mettre en
oeuvre ?
Auteur : Cadre infirmier hygiéniste |
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L'escarre
n'est pas seulement une lésion de décubitus
provoquée par une immobilisation prolongée,
mais le révélateur d'une véritable
maladie générale dans laquelle interviennent
de nombreuses causes qui se surajoutent les unes aux
autres.
La prise en charge de l'escarre nécessite de
prendre en compte l'ensemble de ces facteurs.
Les facteurs de risque locaux ou extrinsèques
(immobilité, hyperpression, cisaillement, frottement,
macération) relèvent du rôle propre
de l'infirmière pour leur prise en charge.
En revanche, les facteurs de risque intrinsèques
(pathologie neurologique, vasculaire, circulatoire,
troubles nutritionnels...) et les soins curatifs locaux
et généraux sans oublier la douleur relèvent
du rôle de l'infirmière en collaboration
avec le médecin et avec les autres professionnels.
Le décret met l'accent sur le rôle de coordination
infirmier, médecin, professionnels, équipe
pluridisciplinaire (mise en oeuvre des soins infirmiers
avec les autres professionnels).
Il renforce également le rôle propre avec
les protocoles de soins, l'identification des risques,
l'information aux patients et la sécurité.
Il ne faut pas oublier que l'infirmière qui travaille
sur prescription médicale est tenue individuellement
responsable de ses actes.
Les modifications du décret renforcent la responsabilité
et l'engagement des infirmières.
Encore faut-il que les professionnels parlent le même
langage, travaillent ensemble autour du sujet (groupe,
commission...), mettent en place des protocoles de soins
institutionnalisés. Ce qui implique souvent une
politique de formation des acteurs de soins dans un
établissement. |
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